Réalités actuelles

  • Il n'existe pas de liste globale des espèces connues qui vivent au Canada.
  • Les chercheurs employés par les organismes fédéraux, provinciaux, universitaires et municipaux ont accumulé une masse abondante d'information sur les espèces canadiennes.
  • Il y a environ 150 000 espèces d'organismes vivants au Canada et nous n'en avons identifié, désigné et classifié qu'à peu près la moitié d'entre elles.
  • Il n'existe de la documentation bien étoffée sur la fréquence, la répartition et l'écologie fondamentale que pour une petite proportion (moins de 5 p. 100) des espèces connues et très peu de cette information est facile d'accès.
  • Il n'y a que de l'information fragmentaire sur la situation actuelle et les tendances de la population de la plupart de nos espèces indigènes et des espèces exotiques qui ont été introduites au Canada ou qui pourraient s'y retrouver un jour.
  • La presque totalité de nos décisions qui touchent la conservation, l'utilisation durable et la gestion des espèces qui représentent la masse d'organismes vivants de notre pays repose sur de l'information incomplète et inexacte.
  • Les Canadiens ont besoin d'une information scientifiquement valable, à jour et facile d'accès sur l'identité, la fréquence et la répartition des espèces pour que notre pays conserve sa masse d'êtres vivants, mette au point des pratiques durables d'utilisation de ces ressources biologiques et protège la santé de sa population humaine et de ses écosystèmes indigènes.
  • Nous devons accroître de beaucoup notre capacité de produire, d'organiser et d'utiliser l'information sur les espèces si l'on veut que le Canada respecte les obligations que lui dictent la Convention sur la diversité biologique et la Stratégie canadienne de la biodiversité.
  • Il n'existe aucun répertoire qui recense les sources d'information sur les espèces canadiennes et notre bagage de connaissances est éparpillé dans des systèmes de classement idiosyncratiques qui sont répartis entre de nombreux organismes. En outre, il est impossible d'avoir accès à un bon nombre de nos sources de données historiques, qui sont stockées dans des systèmes de classement manuel sur support papier.
  • Les technologies numériques permettent maintenant une organisation, un échange et une diffusion efficaces des données sur les espèces dans des formats qui peuvent être intégrés à des systèmes d'information et qui peuvent ainsi venir appuyer la prise de décisions. Toutefois, aucun effort concerté n'est déployé au Canada pour appliquer ces outils puissants à la gestion de l'information sur la biodiversité.
  • L'âge moyen des experts scientifiques qui oeuvrent dans les domaines de la systématique et de l'écologie des espèces augmente rapidement et ces spécialistes ne sont pas remplacés par de jeunes diplômés.
  • La plupart des pays industrialisés et des organismes internationaux adoptent avec diligence des plans stratégiques pour améliorer leur capacité de produire, d'organiser et d'utiliser les données sur les espèces. En général, ces plans font cadrer les initiatives visant à intensifier et à cibler la recherche scientifique et le transfert technologique avec les engagements pris pour former la prochaine génération de chercheurs, de gestionnaires des ressources et de technologistes et lui faire acquérir les nouveaux ensembles de compétences nécessaires à la gestion et à l'application efficace de l'information sur la biodiversité.
  • L'accessibilité et la fiabilité de notre information sur les espèces d'importance pour les Canadiens stimuleront ou restreindront de plus en plus notre compétitivité scientifique et notre capacité de participer à des projets internationaux dans les domaines scientifique et économique.
  • Notre bien-être écologique, social et économique sera de plus en plus tributaire de notre capacité d'intégrer, dans nos processus décisionnels, de l'information scientifiquement valable sur notre  biodiversité.