Ascia monuste (Linnaeus, 1764)

Description : Grand pour une piéride (envergure : 47 à 56 mm), l'Ascia monuste a le dessus desailes presque uniformément blanc, à l'exception d'une étroite bordure noire festonnée sur le bordexterne de l'aile antérieure. Le dessous des ailes est crème, sans marques.

Répartition géographique : L'A. monuste est essentiellement une espèce tropicale qui atteint les États-Unis dans la région du golfe du Mexique et les États du sud de la côte Atlantique. Il migre occasionnellement vers le nord jusque dans le centre des États-Unis. Sa présence a été mentionnée une fois au Canada. Cette mention repose sur l'observation à courte distance d'un seul individu par Alan Wormington, le 16 juin 1981, à la pointe Pelée, dans le sud-ouest de l'Ontario. L'année 1981 a d'ailleurs été marquée par l'incursion au Canada de nombreuses espèces migratrices en provenance du Sud.

Sous-espèces : La sous-espèce monuste se rencontre depuis l'Amérique du Sud jusqu'au Texas. C'est cette sous-espèce qui erre vers le nord. L'individu observé en Ontario appartenait à cette sous-espèce. Une autre sous-espèce se rencontre en Floride.

Espèces semblables : L'Appias drusilla (Cramer), dont la présence n'a pas encore été signalée au Canada, a été observé jusque dans l'État de New York et pourrait atteindre le sud de l'Ontario au cours des années de migrations massives. Le mâle est entièrement blanc sur le dessus, tandis que la femelle a l'aile antérieure étroitement et régulièrement marginée de noir.

Stades immatures : La chenille est verte, avec cinq bandes orange le long du corps. La tête est orange. Bien que l'A. monuste se nourrisse sur de nombreuses brassicacées cultivées dans le sud des États-Unis, sa présence au Canada doit être considérée comme tout à fait exceptionnelle.

Abondance : L'A. monuste n'a été observé qu'une fois au Canada; sa présence y est considérée comme hautement exceptionnelle.

Période de vol : L'A. monuste vole douze mois par année dans le sud des États-Unis.

Comportement et habitat : Durant ses migrations, l'A. monuste se rencontre habituellement dans les milieux dégagés. C'est le cas de l'individu aperçu à la pointe Pelée, qui volait près du centre des visiteurs (Wormington, 1982).

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.