Asterocampa clyton (Boisduval et Le Conte, 1835)

Description : À l'échelle de sa vaste aire aux États-Unis, ce papillon présente une coloration et des dessins très variables, mais dans les quelques régions où il se rencontre au Canada, il a le dessus des ailes fauve brillant. L'aile antérieure est ornée de deux barres noires bien visibles près du bord costal. Envergure : 40 à 64 mm.

Sous-espèces : Seule la sous-espèce nominale se rencontre au Canada.

Répartition géographique : L'A. clyton est largement répandu aux États-Unis, mais au Canada, il se rencontre uniquement dans le sud-ouest de l'Ontario et est observé régulièrement seulement à la pointe Pelée et dans l'île Pelée. En Ontario, la mention la plus nordique nous provient de Goderich, dans le comté de Huron.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le papillon du micocoulier (A. celtis); voir ci-dessus. [images comparatives]

La description de l'image suit.
Asterocampa clyton clyton, chenille. J.T. Troubridge

Stades immatures : La chenille est semblable à celle du papillon du micocoulier (A. celtis) et se nourrit également sur le micocoulier. Selon Scott (1986), ses deux lignes latérales jaunes sont droites, ce qui n'est pas le cas chez le papillon du micocoulier. Scott ajoute que ces lignes, normalement jaunes, sont blanches en Ontario. L'examen de matériel additionnel s'impose pour confirmer la constance de ce caractère.

Abondance : L'A. clyton est moins commun et moins répandu que le Papillon du micocoulier (A. celtis).

Période de vol : L'A. clyton a une seule génération par année. À la pointe Pelée, il vole du début de juillet à la fin d'août.

La description de l'image suit.
Asterocampa clyton clyton. Stone Road Alvar, île Pelée, Ont. J. Kamstra

Comportement et habitat : L'A. clyton est essentiellement une espèce forestière au Canada et ne s'aventure jamais loin de sa plante hôte. Il se rencontre en compagnie du papillon du micocoulier (A. celtis) mais, selon Wormington (1983), il vole et se perche généralement plus haut dans les arbres que ce dernier.

Observations : Scott (1986) mentionne que la chenille de l'A. clyton se nourrit de feuilles matures, contrairement à celle de le papillon du micocoulier (A. celtis). Cette forme de spécialisation éliminerait la compétition entre ces deux espèces et leur permettrait d'occuper le même habitat.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.