Boloria alberta (W.H. Edwards, 1890)

Description : Le Boloria alberta, une des espèces les plus grandes (envergure : 35 à 45 mm) et lesplus ternes du genre, se reconnaît facilement à sa livrée terne distinctive. Le dessus des ailes estorange terne chez le mâle, en grande partie brunâtre chez la femelle. En dessous, l'aile postérieure estorange chamois, avec une bande pâle blanchâtre teintée de havane.

Répartition géographique : De tous les bolorias présents en Amérique du Nord, le B. alberta est l'unde ceux qui présentent l'aire la plus restreinte. Au Canada, il se rencontre uniquement en colonies isolées le long des chaînons frontaux des Rocheuses en Alberta et dans quelques montagnes adjacentes situées immédiatement de l'autre côté de la frontière de la Colombie-Britannique. AuxÉtats-Unis, il est présent dans le nord du Montana.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le B. alberta ressemble au B. astarte, mais chez ce dernier, l'aile antérieure est moins ronde, d'un orange plus brillant sur le dessus, et le dessous de l'aile postérieure est traversé de bandes blanches. [images comparatives]

Stades immatures : Les stades immatures n'ont pas encore été décrits. Des pontes ont toutefois été observées sur la dryade à huit pétales (Dryas octopetala), et des adultes ont souvent été aperçus volant autour de cette plante (Scott, 1986).

Abondance : Le B. alberta est tenu pour l'un des papillons diurnes les plus difficiles à trouver en Alberta, car il vit dans des habitats isolés très haut en montagne (Acorn, 1993).

Période de vol : Ce papillon vole pendant une très brève période en juillet et au début d'août, et habituellement seulement les années paires.

Comportement et habitat : Le B. alberta se rencontre exclusivement en altitude sur les talus d'éboulis balayés par les vents dans les Rocheuses. Les adultes se rencontrent pendant quelques semaines seulement. Le B. alberta vole près du sol, constamment à la recherche de fleurs ou partenaire. Il est difficile à suivre, car il préfère les talus d'éboulis abrupts parsemés de roches instables.

Observations : La répartition actuelle du B. alberta est probablement liée à son statut d'espèce relique ayant survécu à la dernière période glaciaire. Durant cette période, il aurait été confiné à quelques petits refuges de végétation entourés de vastes couches de glace, en altitude dans les Rocheuses. Après le retrait des glaces, il est demeuré isolé dans ces localités.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.