Boloria nordique (Boloria frigga) (Thunberg, 1791)

Description : Sur le dessus, le Boloria frigga ressemble aux autres bolorias, mais il a la base des ailes largement suffusée d'écailles foncées. En dessous, l'aile postérieure est brun foncé dans sa portion basale, gris-violet dans sa portion apicale. Ces deux zones sont séparées par une bande dorée. Le bord costal de l'aile postérieure est orné d'une tache blanche, comme chez le B. bellona, le B. epithore et le B. improba). Envergure : 32 à 41 mm.

Sous-espèces : Deux sous-espèces volent au Canada. La sous-espèce gibsoni se rencontre dans les régions de toundra de l'Alaska jusque dans l'île de Baffin, tandis que la sous-espèce saga vole dans la zone boréale du Labrador jusqu'en Alaska.

Répartition géographique : Cette espèce circumpolaire est largement répandue mais forme des populations localisées du Labrador jusque dans le nord de la Colombie-Britannique et, vers le nord, jusque dans le nord de l'île de Baffin. Il est absent des Maritimes, du sud du Québec et de l'Ontario, et des Prairies.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le boloria nordique se distingue de ses congénères par les caractères suivants : base des ailes fortement suffusée d'écailles foncées sur le dessus, coloration claire de la moitié apicale de l'aile postérieure en dessous, aile antérieure arrondie apicalement plutôt que subtronquée. Les espèces qui lui ressemblent le plus sont le B. bellona dans l'Est et le B. epithore dans l'Ouest. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est noire, avec une ligne longitudinale violette sur les côtés. Les épines sont noires. En Alberta, la chenille se nourrit sur diverses espèces de saules (Salix spp.); en Alaska, des pontes ont été observées sur la dryade à feuilles entières (Dryas integrifolia).

La description de cette image suit.
Boloria nordique (Boloria frigga saga).
Churchill, Man. J.T. Troubridge

Abondance : Dans les habitats de toundra, le boloria nordique peut être commun, mais dans la portion méridionale de son aire, il devient peu commun et forme des populations localisées dans les tourbières.

Période de vol : Le boloria nordique vole en juin et en juillet.

Comportement et habitat : Ce papillon se rencontre dans les milieux broussailleux humides dans la toundra, et dans les saulaies marécageuses et les tourbières à sphaigne dans la forêt boréale.

Observations : Comme le boloria arctique (B. chariclea), le boloria nordique présente une forme associée à la toundra (sous-espèce gibsoni, plus grande et plus jaune) et une forme associée à la taïga (sous-espèce saga). Comme dans le cas du boloria arctique, certains spécialistes croient que ces deux formes représentent des espèces distinctes. De plus amples recherches s'imposent pour clarifier le statut de ces deux taxons.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.