Callophrys mossii (Hy. Edwards, 1881)

Description : Ce petit lutin (envergure : 22 à 25 mm) a le dessus des ailes brun grisâtre avec des taches chamois. En dessous, les ailes sont brun cuivré, avec la moitié basale beaucoup plus foncée que la moitié apicale. Le Callophrys mossii se distingue des autres espèces de lutins semblables à sa frange blanche et à la ligne blanche qui sépare la moitié basale foncée de la zone gris argenté sur la moitié apicale de l'aile postérieure.

Sous-espèces : La sous-espèce nominale mossii, décrite d'Esquimalt, en Colombie-Britannique, se rencontre dans le sud de l'île de Vancouver. La sous-espèce schryveri occupe le reste de l'aire de l'espèce au Canada.

Répartition géographique : Au Canada, le C. mossii se rencontre uniquement dans le sud de la Colombie-Britannique, plus précisément dans la portion sud-est de l'île de Vancouver et dans les vallées de l'Okanagan, des lacs Arrow et du Kootenay. Sa présence a été mentionnée une fois dans le sud-ouest de l'Alberta, près de West Castle. Vers le sud, le C. mossii se rencontre jusque dans le centre de la Californie.


Données sur les collections de spécimens

Espèces semblables : Le lutin brun (C. augustinus). [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est rouge vif à verte, avec des lignes et des traits rouges. Le corps est couvert d'un court duvet doré. À l'état larvaire, le C. mossii se nourrit sur diverses espèces d'orpins (Sedum spp., Crassulacées).

La description de cette image suit.
Callophrys mossii mossii. Victoria, C.-B. J.B. Tatum

Abondance : Cette espèce passe souvent inaperçue, car elle s'éloigne peu de ses plantes hôtes et vit dans des régions relativement inaccessibles (Pyle, 1981). Elle devrait être considérée comme vulnérable à l'échelle de son aire.

Période de vol : Au Canada, le C. mossii vole de mars à juin.

Comportement et habitat : Le C. mossii se rencontre le long des versants de canyons et des falaises et dans les ravins broussailleux. Il vole au ras du sol et ne s'éloigne jamais de ses plantes hôtes. Les mâles se posent souvent sur la terre humide pour se désaltérer.

Observations : Jusqu'à récemment, le C. mossii était considéré comme une sous-espèce du C. fotis (Strecker), qui vole dans le sud de la région du Grand Bassin. Ce dernier, toutefois, est associé à une rosacée (Cowania sp.) à l'état larvaire.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.