Celastrina

Description : Le Celastrina sp. ressemble plus à l'azur printanier qu'à l'azur estival, mais il est généralement un peu plus pâle, les zones bleues étant davantage voilées par des écailles blanches que chez l'azur printanier. Dans la plupart des régions où il est présent, seule la forme « violacea » se rencontre, mais au Canada, les formes « lucia » et « marginata » sont également observées. Envergure : 25 à 29 mm.

Sous-espèces : Le Celastrina sp. présente plusieurs races associées à des plantes hôtes distinctes. Ces races pourraient éventuellement être reconnues comme des sous-espèces distinctes une fois quele Celastrina  sp. aura été officiellement décrit.

Répartition géographique : Cette espèce se rencontre depuis la Nouvelle-Écosse et le centre et le sud de l'Ontario jusqu'au New Jersey et à la Virginie occidentale, au sud (Wright, 1995).


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Voir l'analyse sous Azur printanier (C. ladon).

Stades immatures : Les stades immatures du Celastrina sp. sont semblables à ceux de l'azur printanier, sauf que les adultes émergent à la fin du printemps, à la fin de la période de vol de l'azur printanier, mais avant celle de l'azur estival. Comme la plupart des arbustes ont déjà fleuri lorsque les premiers adultes émergent, les chenilles se nourrissent des gales formées par des acariens sur les feuilles de cerisier, en particulier le cerisier tardif et le cerisier de Virginie (Prunus serotina et P. virginiana) au Canada. Cet azur a été élevé sur l'aralie hispide (Aralia hispida) en Nouvelle-Écosse, et sur la viorne flexible (Viburnum lentago) dans d'autres régions.

Abondance : Pour l'instant, les données sur l'abondance de cet azur sont très fragmentaires.

Période de vol : Le Celastrina sp. vole de la mi-mai à la mi-juin dans l'est de l'Ontario. Nos données pour les provinces Maritimes indiquent que la période de vol s'étend de la fin de juin au début de juillet. Cet azur produit une seule génération par année.

Comportement et habitat : Les adultes se rencontrent habituellement à proximité de cerisiers infestés par des acariens gallicoles, après la période de vol de l'azur printanier.

Observations : Le statut de cette « nouvelle espèce » demeure incertain, et les recherches visant à le préciser se poursuivent. Il pourrait s'agir simplement d'une race tardive de l'azur printanier qui utilise d'autres plantes hôtes, mais il est encore trop tôt pour se prononcer. Il est difficile de reconnaître cette « espèce » dans les collections de musée (sauf lorsqu'il s'agit de spécimens issus d'élevage), car les périodes de vol de l'azur printanier et de cet azur peuvent varier considérablement d'une région à l'autre et d'une année à l'autre. Notre connaissance de cette espèce méconnue devrait s'accroître considérablement à mesure que les naturalistes prendront conscience de son existence.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.