Erebia disa (Thunberg, 1791)

Description : Le dessus de l'aile antérieure est brun foncé, avec trois à cinq taches noires annelées d'orange sur ses deux faces. Le dessus de l'aile postérieure ne porte aucune marque; le dessous est divisé en trois portions, la médiane étant la plus foncée, et orné de deux petites taches gris pâle, une centrale, l'autre costale. Envergure : 34 à 45 mm.

Sous-espèces : Deux sous-espèces ont été décrites en Amérique du Nord, et plusieurs autres, dont la sous-espèce nominale, dans l'Ancien Monde. Chez la sous-espèce steckeri, qui se rencontre au Yukon et en Alaska à partir de la frontière entre les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon, le tiers basal de l'aile postérieure forme une bande très pâle. La sous-espèce subarctica a le tiers basal de l'aile postérieure à peine plus pâle que le reste de l'aile; elle se rencontre vers l'est à partir du delta du Mackenzie, le long de la côte arctique.

Répartition géographique : L'Erebia disa habite la toundra depuis le nord de la Scandinavie jusque dans le nord de l'Eurasie; en Amérique du Nord, il se rencontre le long de la côte arctique de l'Alaska et du Yukon jusqu'à Bathurst Inlet, au Nunavut.

Espèces semblables : L'Alpin de Ross (E. rossii) et l'E. youngi n'ont pas de taches gris pâle en dessous de l'aile postérieure; chez l'Alpin à ocelles rouges (E. mancinus), l'aile postérieure n'est pas divisée en bandes contrastées, et le centre de l'aile antérieure est lavé d'orange rougeâtre sur ses deux faces. [images comparatives]

Stades immatures : Les stades immatures ne sont pas encore connus. On croit que la chenille se nourrit sur des graminées ou des cypéracées.

Abondance : Cet alpin vole dans des régions nordiques généralement inaccessibles, mais il y est commun.

Période de vol : L'E. disa vole de la mi-juin à la mi-juillet.

Comportement et habitat : Cette espèce se rencontre dans la toundra tourbeuse humide.

Observations : Jusqu'à tout récemment, l'E. mancinus, décrit ci-après, était considéré comme une sous-espèce de l'E. disa, malgré son aspect passablement différent. Nous avons relevé plusieurs différences importantes dans la structure des genitalia entrel'E. disa (tant parmi le matériel nord-américain qu'eurasien) et l'E. mancinus. Par exemple, le processus triangulaire qui fait saillie vers l'avant à partir du saccus (partie inférieure des genitalia) est émoussé et à peine plus long que large à la base chez l'E. disa, tandis qu'il est allongé, étroit, spiniforme, trois à quatre fois plus long que large chez l'E. mancinus.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.