Erebia mackinleyensis (Gunder, 1932)

Description : Les deux faces des ailes sont noir terne, mais l'aile antérieure est marquée de rougeâtre sur ses deux faces. Cette zone rougeâtre est plus grande chez la femelle. En dessous, l'aile postérieure est presque toujours marquée d'une bande médiane plus pâle. Envergure : 41 à 53 mm.

Répartition géographique : L'Erebia mackinleyensis se rencontre de l'est de la Sibérie jusqu'en Alaska et au Yukon et pénètre à peine dans les Territoires du Nord-Ouest, dans les monts Richardson, et en Colombie-Britannique, dans le parc provincial Stone Mountain. Sa présence a également été signalée dans les monts Mackenzie, mais cette mention non confirmée pourrait résulter d'une confusion avec l'E. magdalena


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : L'E. magdalena n'a pas de tache rougeâtre sur l'aile antérieure. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille ne se distingue pas de celle de l'E. magdalena. Elle senourrit sur des graminées, et peut-être aussi sur des carex et des joncs (Joncacées).

Abondance : L'E. mackinleyensis forme des colonies très localisées, mais il peut être commun.

La description de cette image suit.
Erebia mackinleyensis. Col Windy, Monts Ogilvie, Yn. J.D. Lafontaine

Période de vol : Cet alpin vole à la fin de juin et en juillet. Le cycle vital pourrait être étalé sur deux ans dans certaines régions.

Comportement et habitat : Comme l'E. magdalena, l'E. mackinleyensis se rencontre en altitude parmi les coulées pierreuses et les pentes d'éboulis. Les adultes sont généralement observés perchés sur de grosses pierres, mais aussi sur des fleurs de silène acaule (Silene acaulis).

Observations : Avec certaines réticences, nous traitons, comme Hilchie (1990), cet alpin comme une espèce distincte. Tous les autres papillons diurnes arctiques présentant des populations disjointes dans les Rocheuses sont considérés comme des espèces individuelles (p. ex. Boloria improba, Boloria astarte, Boloria napaea, Erebiapawlowskyi, Oeneis bore et Colias nastes). Ces espèces, toutefois, présentent une variation clinale à l'échelle des Rocheuses. Comme les populations de l'E. magdalena ne semblent donner de formes intermédiaires avec l'E. mackinleyensis, même dans le nord de la Colombie-Britannique où les aires des deux espèces sont adjacentes, nous acceptons les conclusions de Hilchie.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.