Erebia magdalena (Strecker, 1880)

Description : Les deux faces des ailes sont noir terne, sans marques pâles. Chez les deux sexes, les ailes sont couvertes d'une pubescence blanche clairsemée. Chez la femelle, le dessous des ailes est parsemé d'écailles blanches, plus densément près de l'apex de l'aile antérieure. Envergure : 41 à 45 mm.

Sous-espèces : Deux sous-espèces ont été décrites, mais seule la sous-espèce saxicola se rencontre au Canada.

Répartition géographique : Aux États-Unis, l'Erebia magdalena est présent dans seulement quelques régions très circonscrites du Montana, du Colorado, du Utah et du Nouveau-Mexique. Au Canada, il se rencontre dans une petite section du parc provincial Wilmore Wilderness, en Alberta, dans le parc provincial Stone Mountain, dans le nord de la Colombie-Britannique, et sur un nunatak isolé dans le parc national Kluane, au Yukon.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : L'E. mackinleyensis a des taches rougeâtres sur l'aile antérieure. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est verte marbrée de noir, et couverte de poils courts. La tête est brun foncé. Les femelles déposent leurs oeufs sur n'importe quel type de substrat, souvent sur les côtés et la face inférieure des pierres. Les chenilles acceptent sans difficulté des graminées à pelouse en captivité et se nourrissent probablement des graminées qui sont disponibles dans leur milieu naturel.

Abondance : Cet alpin est peu commun à commun selon les endroits, mais il présente toujours une distribution très localisée.

Période de vol : L'E. magdalena vole du début de juillet au milieu d'août. Bien que les adultes soient présents tous les ans, le cycle vital pourrait être étalé sur deux ans à l'occasion.

Comportement et habitat : L'E. magdalena se rencontre en altitude dans des coulées pierreuses et des pentes d'éboulis en milieu alpin, habituellement parmi de grosses roches couvertes de lichens noirs et jaunes.

Observations : Les adultes volent rapidement au soleil à partir d'environ 10 h jusqu'à 17 h 30. Les femelles volent sans suivre de direction précise au-dessus des rochers, s'arrêtant souvent pour se chauffer au soleil ou se nourrir de nectar. Les mâles chassent tous les papillons foncés qu'ils rencontrent (Hilchie, 1990). L'habitude qu'ont les femelles de déposer leurs oeufs sur les roches s'observe chez d'autres espèces vivant parmi les éboulis rocheux, dont l'Erebia pluto (de Prunner) en Suisse et le Percnodaimon pluto Butler en Nouvelle-Zélande. Ce comportement s'expliquerait par le fait que les pierres foncées absorbent et retiennent mieux la chaleur que les feuilles de graminées.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.