Alpin à ocelles rouges (Erebia mancinus) (Doubleday, 1849)

Description : Le dessus de l'aile antérieure est brun foncé. L'aile antérieure, sur ses deux faces, est ornée de trois à cinq taches noires enfermées dans une bande orange et lavée d'orange rougeâtre dans sa portion centrale. Les deux faces de l'aile postérieure sont brun foncé; en dessous, l'aire marginale est voilée d'écailles gris argenté et ornée de deux petites taches gris pâle, comme chez l'Erebia disa. Envergure : 35 à 43 mm.

Répartition géographique : L'aire de l'Erebia mancinus détermine à travers la zone subarctique de l'Amérique du Nord une large bande qui s'étend depuis le Labrador jusqu'au Yukon et en Alaska, en passant par le nord du Québec, de l'Ontario, des provinces des Prairies et de la Colombie-Britannique et l'intérieur des Territoires du Nord-Ouest. Vers le sud, l'alpin à ocelles rouges se rencontre dans les montagnes jusqu'à Banff, en Alberta.


Données sur les collections de spécimens

 

Espèces semblables : L'Erebia disa, voir ci-dessus; l'E. rossii et l'E. youngi n'ont pas detaches grises en dessous de l'aile postérieure. [images comparatives]

La description de l'image suit.
Alpin à ocelles rouges
(Erebia mancinus).
Dawson, Yn. J.T. Troubridge

Stades immatures : La chenille est inconnue. On croit qu'elle se nourrit sur des graminées ou des cypéracées.

Abondance : L'alpin à ocelles rouges est commun localement.

Période de vol : L'E. mancinus vole de la fin de mai au début de juillet dans le sud du Manitoba, et du milieu de juin à la fin de juillet ailleurs. Il vole probablement une année sur deux dans certaines régions; les adultes sont présents seulement les années paires dans certaines régions du Manitoba et de la Saskatchewan.

Comportement et habitat : Bien qu'il se rencontre habituellement dans les tourbières ouvertes à épinette noire et sphaigne, au Québec, l'E. mancinus est plus souvent observé autour des tourbières, dans des peuplements humides et clairsemés d'épinette et de mélèze. Il se perche régulièrement sur les troncs d'arbre et est fréquemment observé autour des mares de boue. Il visite rarement les fleurs.

Observations : En vol, l'alpin à ocelles rouges se distingue immédiatement du nordique des tourbières (Oeneis jutta), approximativement de la même taille et de la même couleur, par la cadence de son vol. Alors que l'alpin vole lentement, sans se presser, le nordique se déplace plus rapidement, d'un vol énergique, surtout s'il est dérangé.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.