Erynnis horatius (Scudder & Burgess, 1870)

Description : L'Erynnis horatius est une autre grande hespérie (envergure : 28 à 39 mm) brun foncéaux ailes antérieures ponctuées de petites taches blanches. Chez la femelle, ces taches sont plus grandes, et les ailes ont un aspect légèrement plus marbré.

Répartition géographique : Cette espèce se rencontre presque partout dans l'est des états-Unis, mais au Canada, elle est confinée à l'extrême sud-ouest de l'Ontario.

Espèces semblables : L'hespérie du chêne (E. juvenalis), voir ci-dessus; l'E. zarucco ressemble également à l'E. horatius, mais son aile antérieure est plus étroite et plus pointue. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille n'a pas été décrite en détail, mais selon les informations disponibles, elle vivrait dans un nid de feuilles et ne mangerait que les jeunes feuilles de la plante hôte, invariablement un chêne (Fagacées : Quercus spp.).

Abondance : Cette espèce est considérée comme un migrateur rare au Canada.

Période de vol : Cette espèce connaît deux générations dans la portion septentrionale de son aire, trois plus au sud. Tous les exemplaires observés au Canada étaient des individus usés de la deuxième génération; ces observations ont eu lieu entre le 14 juillet et le 1er septembre à la pointe Pelée.

Comportement et habitat : L'E. horatius fréquente les boisés ouverts, les sentiers et les clairières et s'éloigne rarement de sa plante hôte. Au Canada, la rive nord du lac érié est le meilleur endroit pour observer cette espèce migratrice.

Observations : Une femelle usée a été observée le 13 août 1988 à la plage West, dans le parc national de la Pointe-Pelée, en train de pondre sur un plant de vigne des rivages (Vitis riparia). Un oeuf a été recueilli, et la chenille s'est nourrie sur du feuillage de chêne rouge (Quercus rubra), maiselle est morte environ une semaine plus tard (Hess, 1989). Rien n'indique que l'E. horatius puis se hiberner ou se reproduire au Canada. Sept des neuf mentions authentifiées attestant de la présence de l'E. horatius au Canada proviennent du parc national de la pointe-Pelée. Les deux autres proviennent de Colchester et du parc provincial Rondeau (Alan Wormington, comm. pers.). La présence d'individus de la première génération n'a jamais été confirmée au Canada.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.