Euphyes bimacula (Grote & Robinson, 1867)

Description : L'Euphyes bimacula est brun foncé sur le dessus, orange fauve pâle en dessous. Le ptérostigma du mâle est étroit, distinctement constitué de deux sections imparfaitement alignées et entouré d'une tache fauve pâle. La femelle a deux ou quatre taches crème sur le dessus de l'aile antérieure. Les deux faces de l'aile postérieure sont dépourvues de marques, à l'exception des nervures qui, en dessous, sont surlignées de blanc et contrastent avec le fond brun-jaune pâle de l'aile. Envergure : 25 à 30 mm.

Sous-espèces : Deux sous-espèces ont été décrites, mais seule la sous-espèce nominale se rencontre au Canada.

Répartition géographique : L'E. bimacula se rencontre dans tout le nord-est des États-Unis et dans les États de la côte de l'Atlantique. Au Canada, elle est présente depuis le sud de l'Ontario jusqu'à Sudbury au nord, et vers l'est jusque dans le sud du Québec et la région de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Les autres espèces d'Euphyes. L'E. bimacula se distingue de ses congénères par ses nervures blanches qui se découpent sur le fond uni de l'aile postérieure en dessous. Chez l'hespérie à ligne oblique (Polites origines) a souvent le dessous de l'aile postérieure de couleur unie, mais ses nervures ne sont pas blanches et le ptérostigma du mâle est beaucoup plus large que celui de l'E. bimacula. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est verdâtre et a la tête crème avec des barres et des bandes noires et brunes. Elle se nourrit sur le carex à fruits velus (Carex trichocarpa) (Scott, 1986).

Abondance : Cette espèce est peu commune et forme des colonies très localisées, comme bon nombre des autres hespéries se nourrissant de carex à l'état larvaire.

Période de vol : L'hespérie des marais vole à la fin de juin et en juillet au Canada. Elle produit une seule génération par année au pays, deux plus au sud.

Comportement et habitat : Bien qu'elle soit habituellement observée dans des cariçaies le long des routes, l'hespérie des marais s'éloigne parfois de ces habitats pour se nourrir de nectar dans des milieux à grandes graminées.

Observations : Dans les régions où elle est présente, cette espèce peut parfois disparaître pendant quelques années pour ensuite réapparaître subitement.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.