Eurema nicippe (Cramer, [1779])

Description : Cette espèce de taille moyenne (envergure : 30 à 48 mm) se reconnaît facilement à la coloration orange profond de ses ailes et à la large bordure noire de son aile postérieure. En dessous, les ailes sont jaunes, maculées de brun foncé.

Répartition géographique : Comme cette espèce commune dans le sud des États-Unis s'aventure rarement jusqu'au Canada, les mentions attestant de sa présence au pays sont peu nombreuses etespacées. De nombreux auteurs, se fondant sur un spécimen qui se trouve aujourd'hui dans la Collection nationale canadienne, à Ottawa, ont rapporté la présence de cette espèce à la pointe Pelée et à Ottawa, en 1882. Toutefois, cette mention résulte d'une mauvaise interprétation des données inscrites sur l'étiquette de ce spécimen. Seulement quatre mentions sont considérées comme valides. Trois d'entre elles proviennent du sud-ouest de l'Ontario, l'autre, du parc provincial Quetico, dans le nord-ouest de l'Ontario.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Seul le coliade de la luzerne (Colias eurytheme), beaucoup plus commun, peut être confondu avec cette espèce. Chez l'Eurema nicippe, les ailes sont d'un orange plus profond, la forme des bordures noires est très différente, et le point discocellulaire argenté observé en dessous de l'aile postérieure chez les espèces du genre Colias est absent. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est verte, avec une ligne blanche et jaune sur les côtés. Elle se nourrit sur diverses espèces de casses (Cassia spp., Fabacées). L'E. nicippe ne se reproduit vraisemblablement pas au Canada.

Abondance : L'E. nicippe est un visiteur très rare au Canada.

Période de vol : Dans le sud des États-Unis, l'E. nicippe produit plusieurs générations et vole durant une bonne partie de l'année. Fait étonnant, les deux premières mentions de la présence de cette espèce au Canada ont été enregistrées tôt en saison : 14 mai (Scarborough) et 21 juin (parc national Quetico). Comme la plupart des autres espèces migratrices qui nous arrivent du Sud, l'E. nicippe devient de plus en plus abondant à mesure que l'été progresse et est normalement observé à la fin de l'été, même dans le nord et le centre des États-Unis.

Comportement et habitat : L'E. nicippe est une autre espèce migratrice susceptible d'être rencontrée dans le sud du Canada au cours des années de migrations massives.

Observations : La présence de cette espèce a été signalée à Scarborough (Toronto), en 1990, à Kitchener et à la pointe Pelée; un autre individu a été photographié au parc provincial Quetico, dans le nord-ouest de l'Ontario, en 1978.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.