Eurytides marcellus (Cramer, 1777)

Description : Ce rare visiteur, qui se reproduit parfois au Canada, a une apparence unique. Les longues ailes sont ornées de bandes longitudinales blanc verdâtre et brunes, et l'aile postérieure est pourvue d'une queue d'une longueur inégalée chez aucune autre espèce de papillon diurne en Amérique du Nord. La forme printanière présente des bandes noires plus étroites que la forme estivale et est par conséquent plus pâle. Envergure : 52 à 70 mm.

Sous-espèces : Aucune sous-espèce n'a été décrite, mais la forme estivale est connue sous le nom de « lecontei ».

Répartition géographique : L'E. marcellus vole dans l'est des États-Unis et atteint le Canada seulement dans le sud de l'Ontario, où il se rencontre vers l'est jusqu'à Toronto. Il est généralement observé le long de la rive nord du lac Érié.

Espèces semblables : Aucune au Canada.

Stades immatures : La chenille, verte, annelée de noir et de jaune, ne peut être confondue avec aucune autre chenille au Canada. Elle se nourrit sur l'asiminier trilobé (Asimina triloba), essence rareau Canada.  

Abondance : Plus tôt au cours du XXe siècle, l'E. marcellus se reproduisait probablement de façon régulière au Canada, car il y était parfois observé en grand nombre. Depuis quelques années, saprésence n'y est observée que de façon sporadique (Wormington, 1983, 1989). Une colonie s'est maintenue pendant plusieurs années près de Harrow, en Ontario, mais elle est disparue au début des années 1990.

Période de vol : Dans la portion septentrionale de son aire, l'E. marcellus présente deux séquences de vol, la première en avril et en mai, la deuxième s'étendant de la mi-juin à la mi-août. À la pointe Pelée, les adultes volent du milieu de juin au début d'août, mais un individu a été observé aussi tard que le début de septembre (Wormington, 1983).

Comportement et habitat : Les populations résidentes de l'E. marcellus se rencontrent généralement dans les basses terres riches où pousse la plante hôte. Le papillon vole très rapidement dans les champs et le long des chemins adjacents, s'arrêtant parfois brièvement pour se nourrir sur une fleuren agitant continuellement les ailes.

Observations : Si l'identité d'un spécimen étalé ne fait aucun doute, le papillon vivant, en vol, peut facilement être pris pour un coliade pâle.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.