Bleu argenté (Glaucopsyche lygdamus) (Doubleday, 1841)

Description : Le dessus des ailes est bleu clair brillant, avec les bordures gris foncé. Les bordures sont plus larges chez la femelle et voilent parfois de gris toute la surface des ailes. Le dessous des ailes est gris, avec une seule rangée de taches rondes noires auréolées de blanc. Envergure : 18 à 28 mm.

Sous-espèces : Une douzaine de sous-espèces ont été décrites, mais nous n'en reconnaissons qu'une au Canada. La sous-espèce couperi, décrite de l'île d'Anticosti, au Québec, occupe toute l'aire de l'espèce au Canada. La sous-espèce nominale lygdamus est présente localement dans l'est des États-Unis, et sa présence a déjà été mentionnée une fois à la pointe Pelée, en Ontario. Un nouvel examen du spécimen sur lequel reposait cette mention a toutefois révélé qu'il s'agissait d'un individu de la sous-espèce couperi (Alan Wormington, comm. pers.).

Répartition géographique : Le Glaucopsyche lygdamus est présent dans la plupart des régions des États-Unis, où il se rencontre plus loin vers le sud dans l'Ouest. Au Canada, il est présent dans toutes les provinces et tous les territoires, mais il est absent, si l'on fait exception de quelques mentions anciennes, du sud-ouest de l'Ontario. Ancaster, à l'ouest de Toronto, semble actuellement la limite méridionale de l'aire de la sous-espèce couperi. Vers le nord, le bleu argenté atteint Kuujjuaq (Fort Chimo) au Québec, Churchill au Manitoba, Coppermine au Nunavut et Tuktoyuktuk dans les Territoires du Nord-Ouest.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le G. piasus. Le bleu verdâtre (Plebejus saepiolus) et l'Icaricia icarioides ont deux rangées de petites taches noires en dessous des deux ailes. [images comparatives]

Stades immatures : Les oeufs sont déposés individuellement sur les bourgeons floraux des plantes hôtes. La ponte est synchronisée de manière à ce que la chenille néonate puisse se nourrir des fleurs qui commencent à s'épanouir. La couleur de la chenille dépend de sa nourriture : elle est blanchâtre àviolette si elle se nourrit sur les fleurs, verte si elle s'alimente sur les feuilles. Elle présente cependant toujours une bande plus foncée sur le dos et des bandes diagonales pâles sur les côtés. Les chenilles sont prises en charge par les fourmis. Diverses fabacées sont utilisées comme plantes hôtes. Dans l'Est, le bleu argenté est habituellement associé à diverses espèces introduites communes comme lavesce jargeau (Vicia cracca), le mélilot blanc (Melilotus alba) et la luzerne (Medicago sativa). Au Manitoba, il se nourrit sur diverses espèces de gesses (Lathyrus spp.), d'astragales (Astragalus spp.) et de lotiers (Lotus spp.). Dans l'île du Cap-Breton, il a été trouvé sur la gesse maritime (Lathyrus japonicus). Le bleu argenté hiberne au stade nymphal.

La description de cette image suit.
Bleu argenté
(Glaucopsyche lygdamus couperi)
mâle. Low, Qc. P.W. Hall

Abondance : Cette espèce est souvent abondante.

Période de vol : Dans le sud du pays, le bleu argenté produit une génération et vole du début de mai au début de juillet. À Terre-Neuve et dans le Nord, la période d'émergence est plus tardive, et les adultes se rencontrent depuis le milieu de juin au moins jusqu'au milieu d'août.

Comportement et habitat : Le bleu argenté a un vol relativement puissant et est généralement observé alors qu'il se nourrit sur les fleurs ou se désaltère sur le sol humide. Il se rencontre principalement dans les boisés clairsemés, les prés fleuris et le long des routes, parfois dans les petits terrains vagues en milieu urbain. Dans certaines régions, il semble étendre son aire le long des routes, profitant de l'expansion de certaines plantes introduites comme la vesce jargeau.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.