Hesperia ottoe (W.H. Edwards, 1866)

Description : Le mâle a le dessus des ailes orange jaunâtre, sans marques, à l'exception du ptérostigma, qui est noir, et des bordures, qui sont foncées et diffuses. La femelle est brun terne, avec des marques chamois pâle et une tache ronde translucide au centre de l'aile antérieure, et elle semble déjà décolorée lorsqu'elle vient d'émerger. En dessous, les ailes sont orange pâle et les taches médianes en dessous de l'aile postérieure sont habituellement absentes chez les deux sexes, parfois réduites à l'état de traces chez la femelle. Envergure : 29 à 35 mm.

Répartition géographique : L'Hesperia ottoe est largement répandu dans le centre des États-Unis, mais au Canada, il a été observé seulement dans une petite région du sud du Manitoba.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Chez l'H. ottoe, comme chez l'H. dacotae, l'Hespérie de Léonard (H. leonardus pawnee) et l'Hesperia assiniboia, le dessous des ailes est pâle et la bande de taches en dessous de l'aile postérieure est réduite. [images comparatives]

Chez la femelle de l'H. leonardus pawnee, l'aspect général est moins délavé, la tache translucide de l'aile antérieure est carrée, non arrondie, et les taches en dessous de l'aile postérieure sont crème; chez le mâle, l'intérieur du ptérostigma est jaune velouté, et les taches en dessous de l'aile postérieure sont crème et forment une rangée indistincte. Chez l'H. dacotae, le dessous des ailes est légèrement plus foncé et plus grisâtre chez la femelle que chez les deux autres espèces, et brun grisâtre chez les deux sexes, habituellement avec une petite bande indistincte de taches pâles en dessous de l'aile postérieure. Chez l'H. assiniboia, le dessus des ailes est plus foncé, et le dessous, légèrement teinté de verdâtre. L'H. leonardus pawnee et l'H. assiniboia volent en août et au début de septembre, quelques semaines après l'H. ottoe et l'H. dacotae.

Stades immatures : La chenille est brun verdâtre, avec la tête brun foncé et le prothorax noir. Des pontes ont été observées sur la digitaire d'automne (Leptoloma cognatum), le barbon à balais (Andropogon scoparius) et, au Minnesota, sur des fleurs d'échinacée à feuilles étroites (Echinacea angustifolia). La chenille néonate dévore le chorion de l'oeuf dont elle est issue avant de se laisser choir des fleurs pour se nourrir sur les graminées sous-jacentes (Dana, 1981).

Abondance : L'H. ottoe a toujours été considéré comme une espèce rare, mais il le devient de plus en plus à mesure que son habitat disparaît.

Période de vol : Bien que la période de vol de cette espèce s'étende probablement du milieu de juin à la fin d'août au Canada, tous les adultes observés à ce jour au pays ont été rencontrés à la fin de juillet.

Comportement et habitat : Cette espèce fréquente la prairie à graminées mixtes et la prairie à grandes graminées, les clairières et d'autres habitats peuplés des graminées indigènes dont elle se nourrit au stade larvaire. Fréquemment observé sur les fleurs, l'H. ottoe est méfiant et ne se laisse pas approcher facilement.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.