Icaricia shasta (W.H. Edwards, 1862)

Description : Chez le mâle, le dessus des ailes est bleu-violet, largement marginé de brun, avec une rangée marginale de taches foncées sur l'aile postérieure. Chez la femelle, les bordures brunes sont beaucoup plus larges et peuvent envahir presque toute la surface des ailes. Les taches sur l'aile postérieure sont entourées d'une bande sinueuse de lunules orange qui, chez la femelle, forment une bande sinueuse. Chez le mâle, l'aile postérieure ne montre habituellement aucune trace d'orange. Chez les deux sexes, la cellule des deux ailes est habituellement marquée d'une barre sombre apicale. En dessous, les ailes sont brun pâle, avec deux rangées de taches foncées. Sur l'aile antérieure, les taches de la rangée interne sont noires, les autres, grises ou brun foncé. Sur l'aile postérieure, les taches de la rangée marginale sont pupillées de vert iridescent et coiffées de taches orange jaunâtre pâle. Envergure : 20 à 22 mm.

Sous-espèces : Trois sous-espèces ont été décrites, mais seule la sous-espèce minnehaha est présente au Canada.

Répartition géographique : L'Icaricia shasta vit dans le nord-ouest des États-Unis. Au Canada, il se rencontre seulement dans le sud de la Saskatchewan et de l'Alberta.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Chez l'I. lupini, le mâle a l'aile antérieure entièrement bleue, sans barre foncée à l'extrémité de la cellule. Cette barre est présente chez la femelle de l'I. lupini et chez les deux sexes de l'I. shasta. L'I. lupini présente sur le dessus de l'aile postérieure une large bordure orange qui forme une bande continue. Cette bande est plus large chez la femelle et, en dessous de l'aile, orange brillant. [images comparatives]

Stades immatures : Les oeufs sont pondus individuellement, habituellement sur les feuilles, parfois sur les tiges et les fruits des plantes hôtes. La chenille est verte et se nourrit de feuilles et de fruits. Elle s'alimente sur diverses fabacées herbacées, mais elle affiche une préférence pour les trèfles (Trifolium spp.), les lupins (Lupinus spp.) et les astragales (Astragalus spp.). Selon Scott (1986), l'I. shasta met deux ans à atteindre l'âge adulte, hibernant une première fois sous forme d'oeuf, puis sous forme de chenille presque mature le deuxième hiver.

Abondance : L'I. shasta forme généralement des colonies localisées et dispersées, mais il peut être commun au sein des colonies.

Période de vol : L'I. shasta vole à la fin de juin et en juillet dans la plupart des régions, mais il se rencontre jusqu'au milieu d'août au-delà de la limite des arbres.

Comportement et habitat : Au Canada, les colonies de l'I. shasta se rencontrent habituellement en milieu sec, sur des crêtes montagneuses ou des collines ou dans des arbustaies à armoise dans les Prairies. Un certain nombre de colonies, toutefois, se trouvent en montagne dans des prés alpins situés à égalité ou au-delà de la limite des arbres. L'I. shasta a un vol très faible, et les adultes sont normalement observés en montagne, posés sur des pierres ou en train de se nourrir de nectar parmi des plantes formant des coussins sur le sol. Bird et al. (1995) mentionnent avoir observé des adultes en train de se nourrir sur des composées jaunes poussant sur le sommet des parois des vallées des rivières Oldman et Red Deer.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.