Nathalis iole (Boisduval, 1836)

Description : Le Nathalis iole est le plus petit représentant (envergure : 22 à 30 mm) de la sous-famille des Coliadinae au Canada. Sur le dessus, les ailes sont jaunes, et l'aile postérieure est parfois infusée d'orange. Le bord interne de l'aile antérieure et le bord costal de l'aile postérieure sont marqués d'une bande noire. En dessous, l'aile antérieure est ornée de trois taches submarginales.

Répartition géographique : Répandu dans le sud des États-Unis, le N. iole atteint le Canada seulement irrégulièrement lors de ses migrations vers le nord. Sa présence a été signalée six fois en Ontario, de la pointe Pelée au sud jusqu'à Sault Ste. Marie au nord. Dans l'Ouest canadien, il a été observé le plus souvent dans le sud du Manitoba (huit mentions), et une fois en Saskatchewan, au lac Round.

Espèces semblables : Le petit coliade (Eurema lisa) n'a pas de bandes noires sur le dessus des ailes. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est vert foncé, avec une bande violette sur le dos et une bande jaune ou blanche de chaque côté du corps. Aucune chenille n'a encore été découverte au Canada, mais plusieurs ont été trouvées dans le nord des États-Unis sur diverses plantes communément rencontrées dans les milieux envahis par les mauvaises herbes ou dans les jardins, dont le souci des jardins et le céraiste.

Abondance : Le N. iole atteint très rarement le Canada au cours des années de migrations.

Période de vol : Au Manitoba, le N. iole a été observé entre le 25 juillet et le 27 septembre. En Saskatchewan, sa présence a été signalée le 3 juin, date très hâtive pour cette espèce.

Comportement et habitat : Cette espèce se rencontre habituellement dans les milieux dégagés et le long des routes, là où poussent ses plantes hôtes. Pour un papillon de si petite taille, il parcourt de grandes distances durant ses migrations, apparaissant parfois en grand nombre dans le nord des États-Unis, habituellement le long des principaux corridors fluviaux (Pyle, 1981).

Observations : Il semble que le N. iole a déjà produit au moins une génération au Manitoba. L'espèce n'hiberne cependant pas au Canada (Klassen et al., 1989).

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.