Neominois ridingsii (W.H. Edwards, 1865)

Description : Le dessus des ailes de cette espèce singulière est brun-gris pâle et traversé d'une bande formée de plusieurs grandes taches allongées de couleur crème. Sur l'aile antérieure, la bande crème contient deux grands ocelles noirs pupillés de blanc, et parfois un troisième de plus petite taille; sur l'aile postérieure, cette bande contient seulement un ocelle. Les motifs observés sur le dessus de l'aile antérieure sont répétés en dessous, mais ils sont plus pâles; le dessous de l'aile postérieure est traversé d'une bande médiane brun plus foncé et d'une ligne foncée zigzagante près du bord. Envergure : 33 à 45 mm.

Sous-espèces : Cinq sous-espèces sont actuellement reconnues, mais seule la sous-espèce minimus se rencontre au Canada.

Répartition géographique : Le Neominois ridingsii se rencontre dans l'ouest des États-Unis de l'Arizona au Dakota du Nord. Au Canada, il est présent uniquement dans le sud des provinces des Prairies, vers le nord jusqu'au parc national du mont-Riding au Manitoba (mentions historiques seulement), à Cutknife en Saskatchewan et à Rumsey en Alberta.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Ce papillon ne ressemble à aucun autre Satyridae.

Stades immatures : La chenille est havane rougeâtre, vert pâle sur les côtés, avec une bande noire sur le dos et des bandes alternativement pâles et foncées sur les côtés. Le corps est couvert d'une courte pubescence blanche. La tête est brun jaunâtre, rayée verticalement de brun pâle. À l'état larvaire, cette espèce se nourrit sur plusieurs espèces de graminées, dont le boutelou gracieux (Bouteloua gracilis).

Abondance : Le N. ridingsii est commun localement en Saskatchewan et en Alberta, mais il semble disparu du Manitoba.

Période de vol : Le N. ridingsii vole de la mi-juin à la mi-août au Canada. Il a normalement une seule génération par année, mais il produit occasionnellement une deuxième génération partielle.

Comportement et habitat : Le N. ridingsii préfère les prairies sèches à graminées courtes et les prés sablonneux partiellement dénudés. Il se pose souvent sur le sol nu. La coloration cryptique du dessous de ses ailes lui permet alors de se confondre avec le milieu qui l'entoure. Il vole peu, et lorsqu'il est dérangé, il s'envole sur une courte distance pour se laisser choir presque aussitôt parmi les graminées. Ce comportement est plus typique d'un criquet que d'un papillon.

Observations : Cette espèce est peut-être disparue du Manitoba, car elle n'y a pas été observée depuis 1953. Elle y était anciennement tenue pour relativement commune dans les prairies sablonneuses.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.