Croissant fauve (Phyciodes batesii) (Reakirt, 1865)

Description : Autre petit croissant (envergure : 25 à 38 mm) souvent difficile à identifier, le Phyciodes batesii est habituellement plus roussâtre que ses congénères et présente un réseau de marques noires plus étendu sur le dessus des ailes. Chez le P. batesii, la bande postmédiane de taches orange sur l'aile antérieure est plus pâle que les autres aires orange chez les deux sexes, alors qu'elle l'est seulement chez la femelle chez le croissant nordique (P. cocyta). En dessous, l'aile postérieure est d'un jaune plus pâle que chez les autres croissants, et la tache marginale est beaucoup plus pâle. Les femelles plus foncées sont difficiles à distinguer des espèces semblables. Les massues antennaires sont noires et blanches, contrairement à celles du P. cocyta et des populations du croissant perlé (P. tharos) volant dans les Prairies.

Sous-espèces : La sous-espèce nominale batesii vole en Ontario et au Québec. La sous-espèce lakota se rencontre plus à l'ouest, à partir du Manitoba.

Répartition géographique : Le Phyciodes batesii est présent en Colombie-Britannique dans la région de la rivière de la Paix, mais il y est considéré comme menacé (Guppy et al., 1994). Il est répandu dans les provinces des Prairies et se rencontre au nord jusque dans les Territoires du Nord-Ouest, à Fort Smith, Fort Providence et Fort Simpson. Sa distribution est beaucoup plus localisée en Ontario et au Québec, où il vole dans des habitats très secs.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le croissant perlé (P. tharos) et le croissant nordique (P. cocyta); voir la section Description, ci-dessus. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille mature est brun rosé, avec de larges bandes noires. Elle se nourrit sur divers asters (Aster spp.).

Abondance : Le croissant fauve est habituellement considéré comme peu commun et présente une distribution très localisée à l'échelle de son aire. Il semble plus colonial que les autres croissants, mais il peut être assez abondant à l'intérieur des colonies.

Période de vol : Le P. batesii a habituellement une seule génération par année, mais il lui arrive d'en produire deux. Sa période de vol est relativement brève. Il vole uniquement en juin à Ottawa, mais jusqu'en juillet et même jusqu'au début d'août dans les provinces des Prairies.

Comportement et habitat : Le croissant fauve se rencontre principalement dans les clairières boréales sèches, à proximité d'asters. Il fréquente également les zones d'affleurement rocheux humides à végétation éparse, de type prairie.

Observations : En raison de son comportement colonial et de sa ressemblance avec ses congénères plus communs, le croissant fauve peut facilement passer inaperçu.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.