Phyciodes pratensis (Behr, 1863)

Description : Ce petit croissant (envergure : 24 à 36 mm) a le dessus des ailes en bonne partie noir, avec des marques orange pâle. La bande médiane sur l'aile antérieure est formée de taches séparées, et la barre pâle dans la cellule discoïdale de l'aile antérieure est isolée des autres marques pâles. Le dessous des ailes est jaune, avec des taches roussâtres, et les marques noires en dessous de l'aile antérieure sont petites et indistinctes.

Sous-espèces : La sous-espèce nominale occupe la majeure partie de l'aire de l'espèce dans l'ouest du Canada, à partir des Rocheuses. La sous-espèce camillus, reconnaissable à son réseau de dessins un peu plus accentué en dessous des ailes, a été décrite d'après des populations du sud de l'Alberta, mais ses caractéristiques ne sont pas très distinctives.

Répartition géographique : Répandu dans l'Ouest, de la frontière entre les États-Unis et le Mexique jusque dans le centre de l'Alaska, le Phyciodes pratensis se rencontre principalement en montagne dans l'Ouest canadien. Il est présent dans toute la Colombie-Britannique à partir de la frontière canado-américaine, dans l'ouest de l'Alberta et au Yukon, et presque jusqu'à l'océan Arctique à Aklavik, dans les Territoires du Nord-Ouest. Des spécimens des collines du Cyprès, en Saskatchewan, se sont révélés être des croissants fauves (Phyciodes batesii).


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le P. pratensis se différencie des cinq autres croissants qui lui ressemblent au Canada principalement par la coloration foncée du dessus de ses ailes et, en dessous, par la barre claire qui traverse la cellule discoïdale de son aile antérieure, près du milieu de l'aile.

Stades immatures : La chenille est noire, avec des épines à base orange. Comme les autres croissants, le P. pratensis se nourrit à l'état larvaire sur diverses espèces d'asters (Aster spp.).

Abondance : Le P. pratensis est relativement commun à l'échelle de son aire.

Période de vol : Le P. pratensis n'a qu'une génération par année et vole de la fin de mai à août au Canada.

Comportement et habitat : Cette espèce se rencontre dans divers types d'habitats, des champs et des bords de route aux clairières en terrain montagneux ou vallonné.

Observations : Certains auteurs ont attribué le nom campestris (Behr) à cette espèce. Plus récemment, le nom Phyciodes pulchella (Boisduval) a été employé (Scott, 1994;Bird et al., 1995). Boisduval a assigné le nom « Melitaea pulchella », sans fournir de description (requise pour toutes les nouvelles espèces), à un spécimen de Phyciodes tharos illustré dans l'ouvrage classique de Drury (1773). Boisduval croyait que ce spécimen appartenait à une espèce californienne qui, nombre d'années plus tard, allait devenir le P. pratensis. Techniquement, le nom pulchella doit être considéré comme un synonyme de tharos, tel qu'illustré par Drury, et ne peut donc pas être appliqué à l'espèce de Californie que Boisduval avait en tête.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.