Piéride de Virginie (Pieris virginiensis) (W.H. Edwards, 1870)

Description : La piéride de Virginie a le dessus des ailes blanc terne, légèrement translucide. En dessous, les nervures de l'aile postérieure sont recouvertes d'une bordure diffuse d'écailles brun-gris. L'aile antérieure est légèrement arrondie. Envergure : 32 à 40 mm.

Répartition géographique : Le Pieris virginiensis a une aire très restreinte en Amérique du Nord. Il était autrefois traité comme une forme de la piéride des crucifères (P. oleracea), espèce beaucoup plus répandue. Au Canada, il forme des colonies isolées dans le sud et l'est de l'Ontario et se rencontre au nord jusque dans l'île Manitoulin, à la baie Batchawana au nord de Sault Ste. Marie et au lac Sharbot au nord de Kingston. Au Québec, sa présence a été signalée dans la région de Montréal.


Données sur les collections de spécimens


La description de l'image suit.
Piéride de Virginie (Pieris virginiensis). Cté Halton, Ont. J.T. Troubridge

Espèces semblables : La piéride de Virginie ressemble à la piéride des crucifères (P. oleracea), mais cette dernière a les nervures surlignées d'écailles vert foncé en dessous de l'aile postérieure.

Stades immatures : La chenille est vert pâle, avec une ligne vert jaunâtre sur les côtés et sur le dos. La seule plante hôte connue au Canada est la dentaire à deux feuilles (Dentaria diphylla).

Abondance : La piéride de Virginie n'est jamais aussi commune que la piéride des crucifères (P. oleracea), en compagnie de laquelle elle vole en certains endroits. Elle se rencontre toutefois régulièrement dans la plupart des régions de l'Ontario où elle forme des colonies.

Période de vol : La piéride de Virginie vole uniquement au printemps, en mai et au début de juin.

Comportement et habitat : Cette piéride est confinée aux forêts décidues riches et humides. En raison de son vol lent, elle est facile à suivre.

Observations : Connue pendant de nombreuses années d'une seule localité du comté de Halton, en Ontario, la piéride de Virginie a été inscrite sur la liste des espèces en danger de disparition dans la province. La découverte de nombreuses nouvelles colonies stables au cours des années 1980 a incité les autorités à retirer son nom de cette liste en 1990.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.