Polygone satyre (Polygonia satyrus) (W.H. Edwards, 1869)

Description : Le dessus des ailes est fauve à doré. L'aile postérieure est marquée d'une bordure claire, tandis que le bord interne de l'aile antérieure est orné d'une tache foncée dédoublée. Le dessous des ailes est rayé de brun pâle et de brun foncé, et la ligne de démarcation entre les portions interne et externe des ailes est relativement droite. Enfin, les taches sombres près du bord costal de l'aile antérieure sont en forme de losange. La marque argentée en forme de virgule est renflée aux deux extrémités et repliée au sommet. Envergure : 39 à 54 mm.

Sous-espèces : Le Polygonia satyrus varie moins d'une région et d'une saison à l'autre que les autres polygones. Aucune sous-espèce n'est actuellement reconnue au Canada.

Répartition géographique : Le polygone satyre est avant tout une espèce de l'ouest de l'Amérique du Nord dont l'aire s'étend dans la zone boréale de l'est du Canada jusque dans l'ouest de Terre-Neuve. Il a été observé dans de nombreuses régions des Maritimes, sauf dans l'île du Prince-Édouard. Son aire forme une bande à travers le Québec et l'Ontario jusqu'à la baie James, au nord. Le polygone satyre se rencontre également dans les quatre provinces de l'Ouest. Sa présence a aussi été signalée à Fort Smith, à Fort Simpson et à Fort Rae, dans les Territoires du Nord-Ouest, et le long de la rivière Klotassin, au Yukon.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le polygone satyre est souvent confondu avec le polygone virgule. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille a des lignes blanc verdâtre sur les côtés et des marques en forme de chevron sur le dos. Les épines ramifiées sont noires sur le dos, blanches sur les côtés. Au Canada, le polygone satyre semble n'avoir été élevé que sur l'ortie élevée (Urtica dioica), mais il se nourrit certainement sur d'autres espèces d'orties.

Abondance : Considéré comme localement commun dans l'ouest du Canada, le polygone satyre devient moins commun vers l'est à partir du Manitoba et est observé de façon plutôt sporadique dans les provinces de l'Est. Selon plusieurs auteurs (Ferguson,1954; Klassen et al., 1989), il serait moins commun qu'au début du siècle.

La description de cette image suit.
Polygone satyre
(Polygonia satyrus).
Lac Turtle, Sask.
J.D. Lafontaine

Période de vol : Le P. satyrus vole en tout temps du début d'avril à la fin d'octobre, en particulier dans l'ouest du pays. Dans l'Est, il est plus fréquemment observé à la fin de l'été ou au début de l'automne. Le polygone satyre n'a qu'une génération par année, mais les adultes vivent longtemps.

Comportement et habitat : Dans l'Ouest canadien, le polygone fréquente les clairières dans les régions boisées traversées par des cours d'eau autour desquels l'ortie élevée croît. Dans l'Est, le polygone satyre est associé à la zone boréale et vole habituellement plus au nord que le polygone virgule.

Observations : En septembre 1990, PWH a observé de près des centaines de Polygonia posés sur le sol humide dans un terrain de camping aménagé dans le parc national des Glaciers, en Colombie-Britannique. La plupart des spécimens étaient frais et appartenaient à cette espèce, bien qu'au moins un individu était un polygone à taches vertes (P. faunus). La présence d'un tel rassemblement semblait liée à une émergence massive inhabituelle.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.