Pontia beckerii (W.H. Edwards, 1871)

Description : Le Pontia beckerii se reconnaît à ses nervures largement surlignées de vert en dessous de l'aile postérieure. Ce surlignage est cependant brièvement interrompu au niveau de l'aire postdiscale (deux tiers à partir de la base de l'aile), si bien que l'aile postérieure, en bonne partie verte, semble traversée d'une bande blanche. La cellule discoïdale de l'aile antérieure contient une tache carrée noire. Envergure : 33 à 48 mm.

Sous-espèces : Tilden et Smith (1986) mentionnent la présence de la sous-espèce pseudochloridice au Canada. Nous estimons cependant que toutes les populations nord-américaines appartiennent à une seule et même sous-espèce.

Répartition géographique : Le P. beckerii se rencontre dans les vallées sèches entre les montagnes dans l'ouest de l'Amérique du Nord, jusqu'en Basse-Californie vers le sud. Au Canada, il vole dans le sud de la Colombie-Britannique, principalement dans les vallées sèches de l'intérieur de la province.


Données sur les collections de spécimens

Espèces semblables : Le P. sisymbrii, le P. protodice et le P. occidentalis ressemblent au P. beckerii, mais ils n'ont pas de bande blanche en dessous de l'aile postérieure, le surlignage vert des nervures étant plus continu chez ces espèces. [images comparatives]

Stades immatures : La chenille est verte, avec des bandes orange étroites et des taches noires soulevées. Elle se nourrit habituellement de bourgeons floraux et de fleurs des plantes hôtes, en général des brassicacées (famille de la moutarde).

Abondance : Le P. beckerii est peu commun dans la plupart des régions, mais il est considéré comme passablement commun dans le sud de la vallée de l'Okanagan.

Période de vol : Le P. beckerii produit deux générations par année dans la portion septentrionale de son aire. La première génération vole en mai et en juin, et la deuxième, en août et en septembre.

Comportement et habitat : Ce papillon se rencontre dans les arbustaies à armoise et les canyons et versants secs de montagne en Colombie-Britannique. Les mâles arpentent les canyons à la recherche de femelles réceptives.

Observations : Le dessous des ailes réfléchit particulièrement bien les rayons ultraviolets. Selon Scott (1986), ces zones sensibles aux ultraviolets pourraient orienter les mâles en quête d'un partenaire.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.