Satyrium fuliginosum (W.H. Edwards, 1861)

Description : Ce petit porte-queue (envergure : 24 à 30 mm) terne à ailes rondes est brun fuligineux sur le dessus, et gris à brun, avec de minuscules taches noires auréolées de blanc, en dessous. Il peut facilement être confondu avec la femelle d'un bleu.

Sous-espèces : La sous-espèce nominale fuliginosum se rencontre dans le sud de la Colombie-Britannique, tandis que la sous-espèce semiluna, reconnaissable à ses taches plus développées en dessous des ailes, a été trouvée dans le sud-ouest de l'Alberta.

Répartition géographique : Le Satyrium fuliginosum se rencontre en populations dispersées dans l'ouest des États-Unis. Au Canada, il est connu d'Osoyoos et de Keremeos, en Colombie-Britannique; sa présence a aussi été mentionnée une fois, il y a de nombreuses années, dans le parc national des lacs-Waterton, en Alberta.


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Le S. fuliginosum peut être confondu avec la forme femelle foncée de l'Icaricia icarioides, mais cette dernière a les franges plus blanches et présente un point discoïdal noir au centre de l'aile antérieure, en dessous et, souvent, également sur le dessus. [images comparatives]

Stades immatures : Le S. fuliginosum ressemble à l'I. icarioides également à l'état larvaire, se nourrissant de lupins (Lupinus spp.) comme ce dernier. La chenille n'est pas décrite.

Abondance : Ce porte-queue est peu commun à rare dans la plupart des régions où il est présent.

Période de vol : Au Canada, le S. fuliginosum vole à la fin de juin et en juillet.

Comportement et habitat : Le S. fuliginosum est toujours observé à proximité de sa plante hôte, souvent dans des arbustaies à armoise, à moyenne altitude en montagne. Il vole généralement dans les champs, les prés et le long des routes, là où il y a des lupins.

Observations : Même s'il ressemble à un bleu non seulement par son apparence, mais par le choix de ses plantes hôtes et son habitude de patrouiller un territoire, le S. fuliginosum est sans équivoque un porte-queue. Si les raisons d'une telle convergence demeurent à établir, le fait que la chenille de l'Icaricia icarioides, comme celles de nombreuses autres espèces de bleus, soit prise en charge et protégée par les fourmis pourrait y être pour quelque chose.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.