Speyeria idalia (Drury, [1773])

Description : Le Speyeria idalia est un de nos plus grands argynnes (envergure : 66 à 92 mm), et aussi un des plus faciles à identifier. Sur le dessus, l'aile antérieure est orange, avec des taches noires et une bordure foncée, tandis que l'aile postérieure est noire, avec une rangée de taches blanches et une rangée de taches orange. En dessous, l'aile postérieure est brun foncé, avec de grandes taches argentées contrastées.

Répartition géographique : Le S. idalia est avant tout une espèce des Grandes Plaines des États-Unis qui se rencontre jusque dans le Maine, dans l'est des États-Unis. Au Canada, il est présent uniquement dans le sud de l'Ontario, jusqu'à Kitchener à l'est, et dans le sud du Manitoba, jusqu'au parc national du mont-Riding au nord. Sa présence a été mentionnée une fois en Saskatchewan. Il ne forme probablement pas de colonies permanentes au Canada, mais il pourrait y établir des colonies temporaires, comme le laisse croire la capture d'individus frais en 1986 et en 1987 à Culross, au Manitoba (Klassen et al., 1989).


Données sur les collections de spécimens


Espèces semblables : Aucun autre argynne n'a l'aile postérieure foncée avec des taches blanches.

Stades immatures : La chenille est brun jaunâtre, avec des lignes jaunes et des taches noires. Elle se nourrit sur un certain nombre d'espèces de violettes de prairie.

Abondance : À l'échelle de son aire aux États-Unis, le S. idalia forme des populations de plus en plus localisées et devient de plus en plus rare, et il est même disparu de nombreuses régions. Au Canada, il a été observé de façon sporadique seulement.

Période de vol : Les adultes ont été observés en juillet et en août au Canada.

Comportement et habitat : Le S. idalia fréquente principalement les prairies à grandes graminées et les éclaircies humides de type prairie dans les boisés où les violettes dont il se nourrit à l'état larvaire sont abondantes. Comme les autres argynnes, il visite régulièrement les fleurs. À l'échelle de son aire, il devient de plus en plus rare à mesure que les prairies dans lesquelles il vit disparaissent. Il est aujourd'hui considéré comme en danger de disparition dans de nombreuses régions où il était autrefois commun.

Observations : La seule mention de la présence de l'espèce en Saskatchewan repose sur la capture d'un individu très usé le 26 juillet 1998, par RAL, au-dessus de terres salées bordant la rive sud du lac Big Muddy, à seulement cinq kilomètres de la frontière canado-américaine. Emporté du Montana par un très fort vent du sud-ouest, ce spécimen se trouvait bien au-delà de la limite occidentale généralement reconnue de l'espèce.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.