Staphylus hayhurstii (W.H. Edwards, 1870)

Description : Cette trés petite espèce (envergure : 19 à 24 mm) foncée, presque noire, se reconnaît facilement au bord festonné de son aile postérieure. Quelques petites taches blanches se découpent sur la costa contre le fond sombre de l'aile antérieure, près de l'apex.

Répartition géographique : Le Staphylus hayhurstii est présent dans tout l'est des États-Unis sauf dans la région du Golfe, mais il n'est connu du Canada que de l'île Pelée (Ontario), où il est résident. L'ancienne colonie établie à la pointe Pelée (Ontario) est aujourd'hui disparue, mais un individu errant y a été observé le 17 juillet 1988 (Wormington, 1989).

Espèces semblables : Aucune au Canada.

Stades immatures : La chenille est vert foncé, sauf la partie postérieure qui est violacée, et couverte d'une fine pubescence blanche (Opler et Malikul, 1992). Elle vit dans un nid de feuilles sur la plante hôte, le chénopode blanc (Chenopodium album, Chénopodiacées). Cette espèce n'a jamais été élevée au Canada.

Abondance : Cette hespérie est localement peu commune en plusieurs endroits de l'île Pelée. Elle est souvent observée dans des secteurs envahis par les mauvaises herbes, dont sa plante hôte.

Période de vol : Au Canada, les adultes ont été observés vers le milieu de juin, puis de nouveau du 17 juillet au 14 septembre. Il est donc possible que le S. hayhurstii produise deux générations par année au Canada, comme dans le nord des États-Unis.

Comportement et habitat : Lorsque cette hespérie se perche sur un rameau ou le sol, elle étale souvent ses ailes à l'horizontale, comme les petites espèces du genre Erynnis.

© 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler.