Cerisier d'amour (Nom commun)

Informations générales sur l'intoxication :

Le cerisier d'amour (Solanum pseudocapsicum) est une plante ornementale d'intérieur qu'on cultive pour ses baies colorées. Il contient de la solanocapsine, un alcaloïde apparenté à la solanine. Des expériences ont permis de montrer que cette substance pouvait provoquer la mort, bien que cela soit peu probable parce que l'absorption de cette toxine en cas d'ingestion est très faible. Dans des conditions expérimentales, l'ingestion de feuilles et de baies par des chats et des rats n'a causé aucun symptôme grave. On peut donc supposer que les enfants ou les animaux de compagnie qui ingèrent de petites quantités de feuilles ou de baies ne souffriront probablement que d'une gastro-entérite sans gravité et de vomissements (Der Marderosian et al. 1976, Spoerke and Smolinske 1990).

Références :

  • Der Marderosian, A. H., Giller, F. B., Roia, F. C. 1976. Phytochemical and toxicological screening of household ornamental plants potentially toxic to humans. 1. J. Toxicol. Environ. Health, 1: 939-953.
  • Spoerke, D. G., Smolinske, S. C. 1990. Toxicity of houseplants. CRC Press, Inc., Boca Raton, Fla., USA. 335 pp.

Nomenclature :

Nom scientifique :
Solanum pseudocapsicum L.
Nom(s) commun(s) :
Cerisier d'amour
Nom de la famille scientifique :
Solanaceae
Nom de famille commun :
morelle

Visitez ITIS*ca pour plus d'information taxonomique : Solanum pseudocapsicum

Références :

  • Agriculture Quebec. 1975. Noms des maladies des plantes du Canada/ Names of plant diseases in Canada. , Quebec City, Que., Canada. 288 pp.
  • Alex, J. F., Cayouette, R., Mulligan, G. A. 1980. Common and botanical names of weeds in Canada/Noms populaire et scientifiques des plantes nuisibles du Canada. Revised. Agric. Can. Publ., Ottawa, Ont., Canada. 132 pp.
  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Scoggan, H. J. 1978, 1979. The flora of Canada. Nat. Mus. Nat. Sci. (Ottawa) Publ. Bot. 7(1)-7(4). 1711 pp.
  • Van Wijk, H. L. 1911. A dictionary of plant names. Martinus Nijhoff, The Hague, The Netherlands. 1444 pp.
  • Victorin, M. 1964. Flore Laurentienne. 2nd ed. Univ. Montreal, Montreal, Que., Canada. 952 pp.

Information géographique

Une plante ou parties d'une plante utilisées à l'intérieur ou à l'extérieur de la maison.

Références :

  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Boivin, B. 1966, 1967. Énumération des plantes du Canada. Provencheria 6. Nat. Can. (Que.) 93: 253-274; 371-437; 583-646; 989-1063. 94: 131-157; 471-528; 625-655.

Photo ou dessin

Images : Cerisier d'amour - Recherche

Des notes sur Parties des plantes toxiques :

Dans des conditions expérimentales, des extraits de baies mûres et non parvenues à maturité ont tué des rats; dans ce cas, des doses très élevées avaient été administrées par voie intrapéritonéale. Cependant les rats qui avaient ingéré des feuilles ne sont pas morts. Chez les humains, il est probable que l'ingestion des fruits ne produirait que des effets gastro-intestinaux sans gravité (Spoerke and Smolinske 1990).

Parties toxiques :

  • feuilles
  • fruits mûrs
  • fruits non mûrs

Références :

  • Der Marderosian, A. H., Giller, F. B., Roia, F. C. 1976. Phytochemical and toxicological screening of household ornamental plants potentially toxic to humans. 1. J. Toxicol. Environ. Health, 1: 939-953.
  • Spoerke, D. G., Smolinske, S. C. 1990. Toxicity of houseplants. CRC Press, Inc., Boca Raton, Fla., USA. 335 pp.

Des notes sur Produits chimiques toxiques :

La solanocapsine est un alcaloïde dont la structure est semblable à celle de la solanine, c'est-à-dire un squelette stéroïdique auquel sont ajoutés des groupements azotés, mais ce n'est pas un glycoside. Chez des grenouilles, on a montré que des concentrations de 1/8 000 000 suffisaient à produire un ralentissement du battement cardiaque. Chez les animaux, en cas d'ingestion, l'absorption est faible. Chez des rats, l'injection expérimentale d'extraits de baies de cerisier d'amour (par voie intrapéritonéale, 3 g/100 g de poids corporel) a produit les taux de mortalités suivants:

  • baies mûres : mort de 3 rats sur 5
  • baies non parvenues à maturité : mort de 4 rats sur 5

Ces résultats montrent que la mort est possible, mais seulement si les doses administrées sont très élevées (Der Marderosian et al. 1976, Spoerke and Smolinske 1990).

Produits chimiques toxiques :

  • solanocapsine

Références :

  • Der Marderosian, A. H., Giller, F. B., Roia, F. C. 1976. Phytochemical and toxicological screening of household ornamental plants potentially toxic to humans. 1. J. Toxicol. Environ. Health, 1: 939-953.
  • Spoerke, D. G., Smolinske, S. C. 1990. Toxicity of houseplants. CRC Press, Inc., Boca Raton, Fla., USA. 335 pp.

Intoxication chez les animaux et chez l'humain :

N.B. : Si le nom d'une espèce animale est inscrit sans plus de précisions, c'est parce que les documents publiés depuis 1993 ne renferment aucune explication détaillée.

Chats

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

L'administration de solanocapsine par voie orale n'a causé qu'un ralentissement du rythme cardiaque et des vomissements. L'injection a provoqué des crises cérébrales et la mort. Il est probable que l'ingestion de baies ou de feuilles ne produirait qu'une gastro-entérite sans gravité et des vomissements (Spoerke and Smolinske 1990).

Références :

  • Der Marderosian, A. H., Giller, F. B., Roia, F. C. 1976. Phytochemical and toxicological screening of household ornamental plants potentially toxic to humans. 1. J. Toxicol. Environ. Health, 1: 939-953.
  • Spoerke, D. G., Smolinske, S. C. 1990. Toxicity of houseplants. CRC Press, Inc., Boca Raton, Fla., USA. 335 pp.

Humains

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

Des expériences effectuées sur des animaux permettent de penser que les enfants qui mangent les feuilles ou les baies de cette plante risquent probablement de ne souffrir que d'une gastro-entérite sans gravité et de vomissements. Cependant, on doit dire aux enfants de ne pas manger ces plantes (Spoerke and Smolinske 1990).

Références :

  • Spoerke, D. G., Smolinske, S. C. 1990. Toxicity of houseplants. CRC Press, Inc., Boca Raton, Fla., USA. 335 pp.

Une autre recherche?