Dieffenbachia (Nom commun)

Informations générales sur l'intoxication :

(Dieffenbachia seguine) est une plante ornementale. La mastication des tiges ou des feuilles des plantes du genre Dieffenbachia spp. produit immédiatement une douleur et une enflure de la bouche et de la gorge. Dans les cas graves, la parole peut devenir inintelligible. Au cours de l'histoire, ces plantes ont été employées comme moyens de torture. Des animaux de compagnie se sont également empoisonnés en mâchonnant ces plantes. Les effets apparaissent presque instantanément, c'est-à-dire avant que des parties de la plante puissent être avalées. Les liquides provenant de la plante peuvent également provoquer une inflammation et une dermatite de contact chez certaines personnes (Arditti and Rodriguez 1982, Lampe and McCann 1985). Mrvos et al. (1990) ont établi que dans de nombreux cas, lorsque des humains entraient en contact avec les feuilles brisées de plantes du genre Dieffenbachia, des symptômes apparaissaient en moins de cinq minutes et étaient de courte durée et peu importants. Les chercheurs en ont conclu que les inquiétudes concernant les complications dues à l'ingestion étaient peut-être exagérées.

Références :

  • Arditti, J., Rodriguez, E. 1982. Dieffenbachia : uses, abuses and toxic constituents : a review. J. Ethnopharmacol., 5: 293-302.
  • Drach, G., Maloney, W. H. 1963. Toxicity of the common houseplant Dieffenbachia. J. Am. Med. Assoc., 184: 1047-1048.
  • Hanna, G. 1986. Plant poisoning in canines and felines. Vet. Hum. Toxicol., 28: 38-40.
  • Lampe, K. F., McCann, M. A. 1985. AMA Handbook of poisonous and injurious plants. American Medical Assoc. Chicago, Ill., USA. 432 pp.
  • Mrvos, R., Dean, B. S., Krenzelok, E. P. 1990. Philodendron/Dieffenbachia ingestions : are they a problem? Vet. Hum. Toxicol., 32: 369.

Nomenclature :

Nom scientifique :
Dieffenbachia seguine (Jacq.) Schott
Nom(s) commun(s) :
Dieffenbachia
Nom de la famille scientifique :
Araceae
Nom de famille commun :
arum

Visitez ITIS*ca pour plus d'information taxonomique : Dieffenbachia seguine

Références :

  • Agriculture Quebec. 1975. Noms des maladies des plantes du Canada/ Names of plant diseases in Canada. , Quebec City, Que., Canada. 288 pp.
  • Alex, J. F., Cayouette, R., Mulligan, G. A. 1980. Common and botanical names of weeds in Canada/Noms populaire et scientifiques des plantes nuisibles du Canada. Revised. Agric. Can. Publ., Ottawa, Ont., Canada. 132 pp.
  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Scoggan, H. J. 1978, 1979. The flora of Canada. Nat. Mus. Nat. Sci. (Ottawa) Publ. Bot. 7(1)-7(4). 1711 pp.
  • Van Wijk, H. L. 1911. A dictionary of plant names. Martinus Nijhoff, The Hague, The Netherlands. 1444 pp.
  • Victorin, M. 1964. Flore Laurentienne. 2nd ed. Univ. Montreal, Montreal, Que., Canada. 952 pp.

Information géographique

Une plante ou parties d'une plante utilisées à l'intérieur ou à l'extérieur de la maison.

Références :

  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Boivin, B. 1966, 1967. Énumération des plantes du Canada. Provencheria 6. Nat. Can. (Que.) 93: 253-274; 371-437; 583-646; 989-1063. 94: 131-157; 471-528; 625-655.

Photo ou dessin

Images : Dieffenbachia - Recherche Google

Parties toxiques :

  • feuilles
  • tiges

Références :

  • Cheeke, P. R., Shull, L. R. 1985. Natural toxicants in feeds and poisonous plants. AVI Publishing Company, Inc., Westport, Conn., USA. 492 pp.
  • Walter, W. G., Khanna, P. N. 1972. Chemistry of the aroids 1. Dieffenbachia seguine, amoena and picta. Econ. Bot., 26: 364-372.

Des notes sur Produits chimiques toxiques :

Les espèces du genre Dieffenbachia spp. contiennent des cristaux d'oxalate de calcium; ces cristaux se trouvent dans des cellules spécialisées appelées idioblastes, qui ont une ouverture en forme de bec à chaque extrémité. Ils ont une forme d'aiguille et sont de petite taille (0,2 mm de longueur); ils sont projetés avec force lorsque le tissu est brisé comme lors de la mastication. Le tissu peut continuer d'éjecter des cristaux pendant plusieurs minutes. Lors de l'ingestion de dieffenbachia, on ressent tout d'abord une douleur (Dore 1963, Cheeke and Schull 1985). Dans les plantes de ce genre, on a également découvert des enzymes protéolytiques qui pourraient expliquer une partie des effets toxiques (Walter and Khanna 1963, Arditti and Rogriguez 1982).

Produits chimiques toxiques :

  • enzymes protéolytiques
  • oxalate

Références :

  • Arditti, J., Rodriguez, E. 1982. Dieffenbachia : uses, abuses and toxic constituents : a review. J. Ethnopharmacol., 5: 293-302.
  • Cheeke, P. R., Shull, L. R. 1985. Natural toxicants in feeds and poisonous plants. AVI Publishing Company, Inc., Westport, Conn., USA. 492 pp.
  • Walter, W. G., Khanna, P. N. 1972. Chemistry of the aroids 1. Dieffenbachia seguine, amoena and picta. Econ. Bot., 26: 364-372.

Intoxication chez les animaux et chez l'humain :

N.B. : Si le nom d'une espèce animale est inscrit sans plus de précisions, c'est parce que les documents publiés depuis 1993 ne renferment aucune explication détaillée.

Chats

Symptômes généraux de l'intoxication :

Références :

  • Hanna, G. 1986. Plant poisoning in canines and felines. Vet. Hum. Toxicol., 28: 38-40.

Chiens

Humains

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

La mastication de plantes du genre Dieffenbachia produit instantanément une vive douleur et une irritation des lèvres, de la langue et de la bouche ainsi qu'une enflure oedémateuse de la muqueuse buccale. Des bullae peuvent également apparaître. La capacité d'élocution est souvent réduite ou perdue, et cet état peut durer plusieurs jours. La douleur et l'irritation peuvent également persister un certain temps, et l'oedème peut laisser une nécrose superficielle. Il est commun d'observer une salivation excessive. Le traitement consiste à administrer des liquides froids; le recours aux analgésiques peut être souhaitable (Arditti and Rodriguez 1982, Lampe and McCann 1985). Les tiges coupées sont particulièrement dangereuses pour les employés de pépinière qui risquent de recevoir des liquides végétaux dans les yeux. Il peut alors se produire une inflammation accompagnée d'une douleur vive et d'une enflure extrême, et les yeux peuvent couler. La vision peut également être embrouillée (Arditti and Rogriguez 1982).

Références :

  • Arditti, J., Rodriguez, E. 1982. Dieffenbachia : uses, abuses and toxic constituents : a review. J. Ethnopharmacol., 5: 293-302.
  • Drach, G., Maloney, W. H. 1963. Toxicity of the common houseplant Dieffenbachia. J. Am. Med. Assoc., 184: 1047-1048.
  • Lampe, K. F., McCann, M. A. 1985. AMA Handbook of poisonous and injurious plants. American Medical Assoc. Chicago, Ill., USA. 432 pp.

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