morelle douce-amère (Nom commun)

Informations générales sur l'intoxication :

La morelle douce-amère (Solanum dulcamara) est une plante grimpante ligneuse acclimatée qui pousse le long des clôtures, parmi les buissons et en lisière des boisés dans la plus grande partie du sud du Canada. Dans la plante, et surtout dans ses fruits non arrivés à maturité, on trouve des alcaloïdes stéroïdiques qui ont empoisonné des bovins et des moutons. Des humains se sont peut-être empoisonnés en mangeant des baies non arrivées à maturité. Des expériences récentes ont permis de montrer que les baies rouges mûres ne contenaient qu'une petite quantité de toxine qui présente peu de danger pour les enfants (Alexander et al. 1948, Cooper and Johnson 1984, Hornfeldt and Collins 1989).

Références :

  • Alexander, R. F., Forbes, G. B., Hawkins, E. S. 1948. A fatal case of solanine poisoning. Br. Med. J., 2: 518.
  • Cooper, M. R., Johnson, A. W. 1984. Poisonous plants in Britain and their effects on animals and man. Her Majesty's Stationery Office, London, England. 305 pp.
  • Hornfeldt, C. S., Collins, J. E. 1989. Determination of the toxicity of nightshade berries, Solanum dulcamara. Vet. Hum. Toxicol., 31: 363.
  • Hornfeldt, C. S., Collins, J. E. 1990. Toxicity of nightshade berries (Solanum dulcamara) in mice. Clin. Toxicol., 28: 185-192.
  • Keeler, R. F., Baker, D. C., Gaffield, W. 1990. Spirosolane-containing Solanum species and induction of congenital craniofacial malformations. Toxicon, 28: 873-884.

Nomenclature :

Nom scientifique :
Solanum dulcamara L.
Nom(s) commun(s) :
morelle douce-amère
Nom de la famille scientifique :
Solanaceae
Nom de famille commun :
morelle

Visitez ITIS*ca pour plus d'information taxonomique : Solanum dulcamara

Références :

  • Agriculture Quebec. 1975. Noms des maladies des plantes du Canada/ Names of plant diseases in Canada. Quebec City, Que., Canada. 288 pp.
  • Alex, J. F., Cayouette, R., Mulligan, G. A. 1980. Common and botanical names of weeds in Canada/Noms populaire et scientifiques des plantes nuisibles du Canada. Revised. Agric. Can. Publ., Ottawa, Ont., Canada. 132 pp.
  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Scoggan, H. J. 1978, 1979. The flora of Canada. Nat. Mus. Nat. Sci. (Ottawa) Publ. Bot. 7(1)-7(4). 1711 pp.
  • Van Wijk, H. L. 1911. A dictionary of plant names. Martinus Nijhoff, The Hague, The Netherlands. 1444 pp.
  • Victorin, M. 1964. Flore Laurentienne. 2nd ed. Univ. Montreal, Montreal, Que., Canada. 952 pp.

Information géographique

  • Alberta
  • Colombie-Britannique
  • Île-du-Prince-Édouard
  • Manitoba
  • Nouveau-Brunswick
  • Nouvelle-Écosse
  • Ontario
  • Québec
  • Saskatchewan
  • Terre-Neuve

Références :

  • Bailey, L. H., Bailey, E. Z. 1976. Hortus third. Revised. MacMillan, New York, N.Y., USA. 1290 pp.
  • Boivin, B. 1966, 1967. Énumération des plantes du Canada. Provencheria 6. Nat. Can. (Que.) 93: 253-274; 371-437; 583-646; 989-1063. 94: 131-157; 471-528; 625-655.

Photo ou dessin

Images : morelle douce-amère - Recherche Google

Des notes sur Parties des plantes toxiques :

On a démontré que les baies vertes de morelle douce-amère non parvenues à maturité étaient toxiques pour les hamsters et les souris. Chez les souris, les baies mûres rouges n'ont provoqué aucun symptôme. Des doses de 8 mg/kg ont été administrées à l'aide d'une seringue orogastrique et les symptômes sont apparus au bout de 5 à 24 heures. Les fruits mûrs de la morelle douce-amère ne semblent présenter aucun danger pour les enfants (Baker et al. 1989, Hornfeldt and Collins 1989).

Parties toxiques :

  • feuilles
  • fruits non mûrs

Références :

  • Baker, D. C., Keeler, R. F., Gaffield, W. 1989. Pathology in hamsters administered Solanum plant species that contain steroidal alkaloids. Toxicon, 27: 1331-1337.
  • Cooper, M. R., Johnson, A. W. 1984. Poisonous plants in Britain and their effects on animals and man. Her Majesty's Stationery Office, London, England. 305 pp.
  • Hornfeldt, C. S., Collins, J. E. 1989. Determination of the toxicity of nightshade berries, Solanum dulcamara. Vet. Hum. Toxicol., 31: 363.

Des notes sur Produits chimiques toxiques :

Les baies vertes de la morelle douce-amère contiennent des aglycones d'alcaloïdes stéroïdiques qui sont apparentées, soit 50 % de solasodine et 50 % d'une autre aglycone qui pourrait être la soladulcidine. Dans les baies vertes, on a mesuré une concentration totale d'alcaloïdes de 0,030 % en poids sec. Le gavage à l'eau contenant une suspension de fruits verts a provoqué la mort d'un certain nombre de hamsters à raison de 1,4 à 2,0 g par animal (poids moyen de 190 g) (Baker et al. 1989).

Produits chimiques toxiques :

  • soladulcidine
  • solanine
  • solasodine

Références :

  • Baker, D. C., Keeler, R. F., Gaffield, W. 1989. Pathology in hamsters administered Solanum plant species that contain steroidal alkaloids. Toxicon, 27: 1331-1337.

Intoxication chez les animaux et chez l'humain :

N.B. : Si le nom d'une espèce animale est inscrit sans plus de précisions, c'est parce que les documents publiés depuis 1993 ne renferment aucune explication détaillée.

Bovins

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

En Grande-Bretagne, des bovins qui avaient mangé cette plante ont eu les symptômes suivants : nervosité, pouls rapide, incoordination et oedème de l'avant du corps. La chair d'un animal qui avait été abattu était fortement imprégnée de l'odeur de la plante (Cooper and Johnson 1984).

Références :

  • Cooper, M. R., Johnson, A. W. 1984. Poisonous plants in Britain and their effects on animals and man. Her Majesty's Stationery Office, London, England. 305 pp.

Humains

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

Un enfant qui avait probablement ingéré des baies de morelle douce-amère est mort 2 jours après avoir eu les symptômes suivants : vomissements, état de faiblesse, soif, douleurs abdominales, dyspnée et cyanose. L'autopsie a montré une inflammation aiguë de la muqueuse de l'estomac et des intestins. Dans le foie, on a trouvé un alcaloïde (7 mg) caractéristique de la solanine. La preuve n'a aucun caractère absolu, mais l'enfant avait mangé des mûres dans un endroit où les baies de morelle douce- amère étaient abondantes (Alexander et al. 1948).

Références :

  • Alexander, R. F., Forbes, G. B., Hawkins, E. S. 1948. A fatal case of solanine poisoning. Br. Med. J., 2: 518.
  • Hornfeldt, C. S., Collins, J. E. 1990. Toxicity of nightshade berries (Solanum dulcamara) in mice. Clin. Toxicol., 28: 185-192.

Moutons

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

En Grande-Bretagne, chez des moutons qui avaient mangé de la morelle douce- amère, on a observé une respiration rapide, un pouls faible, une température élevée, des pupilles dilatées et une diarrhée verte, puis la mort. L'autopsie a montré la présence d'un sang foncé d'aspect goudronneux, des ventricules contractés et des parties de plantes dans l'estomac (Cooper and Johnson 1984).

Références :

  • Cooper, M. R., Johnson, A. W. 1984. Poisonous plants in Britain and their effects on animals and man. Her Majesty's Stationery Office, London, England. 305 pp.

Rongeurs

Symptômes généraux de l'intoxication :

Informations sur l'intoxication :

Des tests effectués sur des souris sont montré que l'ingestion de baies vertes (non parvenues à maturité) pouvait produire des lésions propres à la gastro-entérite, une respiration laborieuse et un état de léthargie. Il y a également eu atrophie des villosités du petit intestin. Les baies rouges (mûres) n'ont causé aucun problème (Hornfeldt and Collins 1990). Des tests effectués sur des hamsters en gestation à l'aide de baies non parvenues à maturité ont produit des malformations crâniofaciales congénitales dans 16 % des foetus. Les doses administrées étaient élevées et ont provoqué la mort de certaines femelles par nécrose gastro-intestinale grave. Les foetus montraient une encéphalocèle s'accompagnant occasionnellement de fissure palatine et de bec-de-lièvre. La morelle poilue (Solanum sarrachoides Sendt.), une autre espèce du même genre, a également causé quelques troubles chez les foetus, mais pas en nombre statistiquement significatif (Keeler et al. 1990).

Références :

  • Hornfeldt, C. S., Collins, J. E. 1990. Toxicity of nightshade berries (Solanum dulcamara) in mice. Clin. Toxicol., 28: 185-192.
  • Keeler, R. F., Baker, D. C., Gaffield, W. 1990. Spirosolane-containing Solanum species and induction of congenital craniofacial malformations. Toxicon, 28: 873-884.

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