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Euchloe ausonides
Description : L'Euchloe ausonides est la plus grande (envergure : 30 à 48 mm) des cinq espèces d'Euchloe rencontrées au Canada. En dessous de l'aile postérieure, le blanc domine sur le vert, les zones blanches formant de grandes taches irrégulières partiellement fusionnées au travers du réseau de dessins réticulés verts; les nervures sont habituellement surlignées de jaune et s'étendent parmi les marbrures vertes. Sur le dessus de l'aile antérieure, la tache discoïdale foncée au milieu du bord costal est noire, fortement voilée d'écailles blanches (plus visibles au moyen d'un microscope ou d'une loupe 15x). Chez le mâle, cette tache est étroite, pointue ou arrondie à l'apex (portion dirigée vers le milieu de l'aile). Chez la femelle, cette tache est plus grande et tronquée apicalement, et contrairement à ce qu'on observe chez les autres espèces du genre, le dessus de l'aile postérieure est souvent faiblement teinté de jaune. Sous-espèces : Quatre sous-espèces sont actuellement reconnues, mais aucune ne présente de caractères vraiment distinctifs. Dans la Collection nationale canadienne, l'holotype de la sous-espèce mayi, capturé au mont Riding, au Manitoba, se différencie difficilement des spécimens de la sous-espèce nominale ausonides provenant de la Californie, et nous assimilons toutes les populations canadiennes, à l'exception de deux populations présentant des caractères plus distinctifs, à la sous-espèce ausonides. Chez une de ces deux populations, connue du sud de l'île de Vancouver, les adultes sont de grande taille (41 à 48 mm), les marbrures vertes en dessous de l'aile postérieure sont plus étendues, et les femelles sont très foncées. Cette population, encore non décrite, est apparemment disparue. Une population du nord du Yukon et de l'Alaska a récemment été reconnue comme une nouvelle espèce distincte (Euchloe ogilvia Back, 1990). Décrite des monts Ogilvie, au Yukon, cette population se distingue du matériel de San Francisco par de subtiles différences intéressant la forme de la chrysalide et la microsculpture de l'oeuf. En dessous, les marbrures vertes de l'aile postérieure sont plus étendues, mais la bordure d'écailles jaunes recouvrant les nervures est réduite. Toutefois, comme toute une gamme de formes intermédiaires entre ces deux extrêmes se rencontre dans la moitié sud du Yukon, nous considérons le E. ogilvia comme une sous-espèce nordique du E. ausonides. Répartition géographique : L'E. ausonides se rencontre dans la plupart des régions de l'ouest du Canada jusqu'à la limite des arbres. Il est cependant absent de la côte du Pacifique (la population du sud de l'île de Vancouver étant disparue) et des régions de prairie ouverte du sud de la Saskatchewan et du Manitoba. Vers l'est, l'espèce se rencontre jusqu'à l'île Manitoulin, en Ontario.
Stades immatures : La chenille est gris bleuté foncé, avec de nombreux points noirs et des bandes longitudinales jaunes et blanches. Elle se nourrit sur un grand nombre de plantes de la famille de la moutarde, dont l'arabette glabre (Arabis glabra) et le sisymbre élevé (Sisymbrium altissimum). Abondance : Bien que répandu, ce papillon est généralement confiné aux milieux boisés clairsemés et se rencontre souvent à proximité de pins. Ses effectifs fluctuent souvent d'une année à l'autre. Période de vol : L'E. ausonides vole en avril et en mai dans le sud de la Colombie-Britannique, et du début de mai à la fin de juillet au Manitoba. La période de vol est généralement plus tardive dans les régions montagneuses. Comportement et habitat : Les pinèdes clairsemées à sol sablonneux sont probablement les meilleurs endroits pour observer cette espèce au vol relativement lent et zigzagant. Observations : Un individu de cette espèce, dans la Collection nationale canadienne, a été capturé en 1887 près du lac Dease, le long du sentier Cassiar, dans le nord de la Colombie-Britannique, par G.M. Dawson, à qui la ville de Dawson, au Yukon, doit son nom. © 2003. Traduit de l'anglais avec la permission de Ross A. Layberry, Peter W. Hall et J. Donald Lafontaine (The Butterflies of Canada, University of Toronto Press; 1998). Photos de spécimens courtoisie de John T. Fowler. | ||||||||
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Date de modification: 2010-05-31 |
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